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Incendie à Aubervilliers: victimes de marchands de sommeil et du mépris de l’état

Après l’incendie qui a frappé le quartier du Landy au soir, dimanche 19 août 2018, nos pensées vont vers les personnes blessées et pour certaines toujours hospitalisées dans un état grave. Nous tenons à saluer une fois encore le courage des Albertivillariens et Albertivillariennes qui sont venus au secours des habitants en détresse de la rue Hémet comme de la rue Heurtault. Une fois de plus, la solidarité n’est pas qu’un mot dans notre ville.

Nous appelons la Mairie à sortir chaque foyer sinistré de la situation dramatique dans laquelle il a été plongé et ainsi leur garantir un logement correct dans les plus brefs délais.

Ce drame a mis en lumière le scandale du logement indigne sur Aubervilliers et celui des marchands de sommeil qui sévissent en toute impunité en exploitant la misère. Cette situation dénoncée est connue de tous les acteurs publics, de la Mairie à l’Etat, sans que des mesures à la hauteur n’aient été prises. Il est grand temps pour les responsables publics de passer de l’indignation à l’action.

Le quartier du Landy, comme d’autres dans la ville sont concernés par des plans de rénovation de grande ampleur via la politique de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine). Il y a huit ans, près de 70 millions d’euros[1], y ont été investis pour mettre fin aux logements indignes. Malgré ces promesses, ces quartiers ont inexorablement continué de se dégrader parfois encore plus vite que les autres.

Comment cette situation est-elle possible ? Alors que deux nouveaux plans de rénovation urbaine (Fort d’Aubervilliers et La Villette) sont en préparation, les habitants d’Aubervilliers attendent des réponses sur la fiabilité des projets de l’ANRU.

Les logements insalubres du Landy ne sont pas des cas isolés !

Depuis des mois, des locataires, membres de l’Alliance Citoyenne et victimes de marchands de sommeil ou de propriétaires indélicats luttent pour des conditions de vie dignes. C’est aussi suite à l’incendie de leurs parties communes que les locataires de l’Avenue Jean Jaurès se sont organisés pour obtenir des travaux salutaires, toujours refusés par la propriétaire.

Parce que les victimes d’habitations indignes sont très largement isolées, nous pouvons dénoncer aux services publics les propriétaires des logements insalubres et s’assurer qu’ils agissent  : #marchanddesommeil #balancetonproprio #Aubervilliers nous permettrons aussi de nous exprimer en attendant la prochaine Assemblée de ville à la rentrée.

Face à l’inertie de l’état, il est temps pour les habitants d’Aubervilliers, habitants du privé comme du public, de copropriétés dégradées comme des logements insalubres d’agir contre le logement indigne.

Conseil inter-quartier d’Aubervilliers

Installations électriques « danger de mort » et l’un des nombreux logement dégradé du 233 avenue Jean Jaurès

[1]  En 2010, 70 millions € ont été débloqués par l’État via l’ANRU, entre autre pour « éradiquer le logement insalubre »    http://m.leparisien.fr/aubervilliers-93300/cinq-ans-pour-eradiquer-les-taudis-17-11-2010-1153390.php

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